ARUBA 20/07/2025

Aruba, entre contrastes et émotions

Il y a des escales qui marquent par leurs paysages… et d’autres par ce qu’elles nous font vivre. Aruba, pour nous, aura été un peu des deux — avec, en toile de fond, une parenthèse familiale aussi intense qu’inoubliable.

Une arrivée… à fleur d’eau

Notre arrivée aux pontons des douanes aurait pu mal tourner. On nous avait indiqué de venir nous amarrer là, sans autre précision… sauf que pour DUO, avec ses 2,20 mètres de tirant d’eau, cela relevait presque de l’inconscience.

Par chance, la marée haute nous offrait ses maigres 35 centimètres supplémentaires. Juste assez pour passer… en raclant littéralement le fond. Une sensation que tout marin préfère éviter, mais qui, cette fois, nous a permis d’atteindre le quai.

Et là, le temps s’est étiré.

Douanes… immigration… formalités en cascade. Ici, on ne semble pas pressé. Le temps coule autrement. On nous confisque même notre fusil de plongée — procédure oblige — jusqu’à notre départ. Puis vient la visite du bateau… plus curieuse qu’administrative, presque touristique.

Quand enfin on nous libère, il faut agir vite : un bon coup de marche arrière pour sortir de ce piège avant que la mer ne se retire à nouveau. Nous l’avons échappé belle — 24 heures d’attente nous tendaient sinon les bras.

Surfside Beach et le théâtre des paquebots

Nous trouvons refuge à Surfside Beach, non loin d’Oranjestad. Un mouillage pratique, d’où nous rejoignons la ville en annexe.

Oranjestad… difficile de ne pas être frappé par le contraste. D’un côté, d’immenses paquebots déversant des milliers de touristes — parfois plus de 6 000 en une seule journée. De l’autre, une ville qui s’organise presque exclusivement autour de ce flux.

Des galeries commerciales luxueuses, où certaines vitrines feraient pâlir d’envie un Anversois. Et puis, en parallèle, une multitude de petites boutiques à souvenirs, toutes semblables, débordant d’objets venus de loin, sans grande âme.

Après quelques jours, nous ressentons le besoin de prendre le large.

Malmok, entre carte postale et agitation

Cap au nord, vers Malmok Beach, avec Charlotte.

L’eau y est d’un turquoise irréel, presque trop parfait pour être vrai. Mais ce décor de carte postale attire… et avec lui son lot d’agitation. Catamarans de touristes, jet-skis, va-et-vient incessant — difficile d’y trouver la sérénité que nous aimons tant.

Seule vraie perle : une épave, à 300 mètres au large, reposant dans 10 mètres d’eau. Un petit trésor pour les amateurs de plongée.

Nous y reviendrons plus tard… avec d’autres regards.

Une île… et ses paradoxes

Nous louons une voiture pour découvrir Aruba.

L’île est plate, étonnamment plate. Une unique “montagne” qui évoque davantage un terril de Charleroi qu’un sommet digne de ce nom. Une route principale traverse l’île du sud au nord, ponctuée d’une succession quasi infinie de ronds-points.

Et pourtant… quel plaisir de conduire ici.

Pas de stress, pas d’agressivité. Les conducteurs pratiquent une forme de courtoisie naturelle, presque oubliée ailleurs. Un ralentissement, un appel de phare… et l’on vous cède le passage avec le sourire.

Après quelques jours, je m’y étais parfaitement adapté. Une conduite basée sur le respect et l’entraide — simple, fluide, presque évidente. Comme un rappel discret de ce que pourrait être le monde, ailleurs aussi.

Charlotte… 7 mois de vie partagée

Mais Aruba, ce n’est pas qu’un décor.

C’est aussi le lieu d’un au revoir.

Conduire Charlotte à l’aéroport a été un moment chargé d’émotion. Sept mois à bord de DUO. Depuis Gran Canaria, elle avait été bien plus qu’une équipière. Présente dans chaque moment, chaque difficulté, chaque réussite.

Nous avons tant vécu ensemble. Résolu mille petits problèmes, partagé des mouillages de rêve, des îles désertes, des instants suspendus.

Au revoir Charlotte… et merci. Tu as été précieuse, bien au-delà des mots.

Une semaine en famille… trop courte

Le lendemain, changement de décor : Quentin, Lisa et notre petit Vincent arrivent.

Trois ans. L’âge où tout est découverte… mais aussi où le décalage horaire devient une énigme insoluble.

Les repas à contretemps, compensés par les biberons que Quentin avait heureusement prévus. La boîte de lait n’y survivra pas.

Nous reprenons la mer avec eux, revisitant nos deux mouillages : Surfside, puis Malmok. Une semaine hors du temps… mais une semaine seulement. Trop courte, évidemment.

Puis vient, une fois encore, le moment des au revoir.


Aruba ne restera peut-être pas, pour nous, comme une île exceptionnelle. Trop touristique, trop chaude, trop… organisée.

Mais elle restera comme une escale humaine.

Une escale faite de rencontres, de famille, de départs et de retrouvailles.

Et finalement, n’est-ce pas cela, le vrai voyage ?

 

 

 

 

Aruba, tussen contrasten en emoties

Er zijn bestemmingen die je bijblijven om hun landschappen… en andere om wat je er beleeft. Aruba was voor ons een beetje van beide — met, op de achtergrond, een intense en onvergetelijke familiale periode.

Een aankomst… op het randje

Onze aankomst aan de douaneponton had bijna verkeerd kunnen aflopen. Men had ons gevraagd daar aan te meren… maar zonder rekening te houden met DUO en haar diepgang van 2,20 meter.

Gelukkig viel alles samen met hoogwater: een magere 35 centimeter extra. Net genoeg om erdoor te geraken… al schuurden we letterlijk over de bodem. Geen gevoel waar je als zeiler op zit te wachten, maar deze keer redde het ons.

En dan… wachten.

Douane, immigratie, formaliteiten — alles op het gemak. Hier lijkt tijd anders te lopen. Ons speergeweer werd in beslag genomen tot ons vertrek. Daarna een “inspectie” van DUO… eerder uit nieuwsgierigheid dan uit noodzaak.

Toen we eindelijk mochten vertrekken, moest het snel gaan. Een stevige stoot achteruit om weg te komen vóór het water opnieuw zakte. We hebben het op het nippertje gehaald — anders was het 24 uur wachten geweest.

Surfside Beach en het schouwspel van de cruiseschepen

We gingen voor anker bij Surfside Beach, vlak bij Oranjestad. Van daaruit konden we met de dinghy naar de stad.

Oranjestad… een plek vol contrasten. Gigantische cruiseschepen die duizenden toeristen tegelijk lossen — soms meer dan 6.000 op één dag.

Luxe winkelgalerijen waar zelfs een Antwerpenaar jaloers van zou worden. En daarnaast tientallen souvenirwinkels, allemaal identiek, vol spullen zonder ziel, recht uit China.

Na een paar dagen hadden we het wel gezien.

Malmok, tussen paradijs en drukte

We trokken naar het noorden, naar Malmok Beach, samen met Charlotte.

Het water is er adembenemend turquoise — bijna té perfect. Maar ook hier: drukte. Catamarans vol toeristen, jetski’s die rondjes draaien… rust is er moeilijk te vinden.

Eén echte troef: een wrak op zo’n 300 meter uit de kust, op 10 meter diepte. Een mooie plek om te snorkelen.

We zouden hier later nog terugkomen… met een andere blik.

Een eiland vol tegenstellingen

Met een huurwagen verkenden we het eiland.

Aruba is vlak. Heel vlak. Eén “berg” die meer weg heeft van een terril in de streek van Charleroi dan van een echte berg. Eén hoofdweg die het eiland doorkruist, met om de paar honderd meter een rotonde.

En toch… wat een plezier om hier te rijden.

Geen stress, geen agressie. Bestuurders die elkaar helpen. Even vertragen, een lichtsignaal geven… en je krijgt voorrang.

Na een paar dagen was ik helemaal mee. Zo eenvoudig kan het zijn: elkaar helpen in plaats van elkaar tegen te werken.

Charlotte… 7 maanden samen op DUO

Maar Aruba is voor ons vooral een plek van afscheid.

Charlotte naar de luchthaven brengen was een emotioneel moment. Zeven maanden samen aan boord van DUO. Sinds Gran Canaria was ze veel meer dan een bemanningslid.

We hebben zoveel samen beleefd. Problemen opgelost, prachtige ankerplaatsen gedeeld, momenten die blijven hangen.

Dag Charlotte… en dank je wel. Je betekende veel voor mij, voor ons.

Een week met de familie… veel te kort

De dag nadien kwamen Quentin, Lisa en onze kleine Vincent aan.

Drie jaar oud. Alles is nieuw… behalve het tijdsverschil, dat hij maar moeilijk begreep.

Eten op vreemde uren, opgelost met flesjes melk — gelukkig had Quentin eraan gedacht om melkpoeder mee te nemen. De doos was tegen het einde van de week leeg.

We namen hen mee naar onze twee ankerplaatsen: Surfside en Malmok. Een week die voorbijvloog… veel te snel.

En dan opnieuw afscheid.


Aruba zal voor ons misschien niet het meest bijzondere eiland blijven. Te toeristisch, te warm, te georganiseerd.

Maar het blijft een menselijke tussenstop.

Een plek van ontmoetingen, familie, afscheid en weerzien.

En uiteindelijk… is dat niet waar reizen echt om draait?