code 0

Les phaétons sont souvent appelés en anglais « tropicbirds ». Leur caractéristique la plus frappante est sans aucun doute leur plumage presque entièrement blanc, prolongé par deux plumes caudales exceptionnellement longues et fines. Leur silhouette est d’une élégance rare.

On les observe souvent très loin des côtes, planant au-dessus de l’immensité de l’Atlantique. Vu de loin, on dirait qu’ils tirent derrière eux deux longs fils blancs, flottant dans le vent. Un spectacle fascinant qui ne laisse jamais indifférent lorsqu’on navigue au large.

Fetons worden in het Engels vaak "tropicbirds" genoemd. Hun meest opvallende kenmerk is zonder twijfel hun bijna volledig witte verenkleed, gecombineerd met twee uitzonderlijk lange en fijne staartveren. Ze hebben een bijzonder elegante uitstraling en worden vaak ver uit de kust boven de Atlantische Oceaan waargenomen.

Vanop afstand lijkt het alsof ze twee witte linten achter zich aan trekken terwijl ze moeiteloos boven de golven zweven. Een onvergetelijk schouwspel voor elke oceaanzeiler.

Les Bermudes ? Ce ne sera pas pour cette fois...

Nous avions pourtant imaginé une traversée relativement tranquille. Comme tant d’autres voiliers avant nous, notre plan consistait à faire route vers les Bermudes avec un agréable alizé de travers, puis d’y atterrir au bon plein. Ensuite, il aurait suffi d’attendre patiemment une belle dépression nous offrant des vents d’ouest pour rejoindre les Açores au grand largue, dans le confort.

Du moins... c’était le plan.

La réalité en décida autrement.

Très rapidement, les fichiers météo nous firent comprendre que les Bermudes ne seraient probablement pas accessibles dans de bonnes conditions. Après plusieurs jours de pétole, les prévisions annonçaient désormais des vents de nord peu favorables. La météo semblait avoir décidé de jouer avec nos nerfs.

La décision fut donc prise : cap directement sur les Açores, sans escale aux Bermudes.

Les captures de routage que j’ai jointes illustrent assez bien le genre de navigation que nous avons connu durant ces trois semaines. Une traversée loin d’être monotone ! Entre les calmes plats, les coups de vent soudains, les grains parfois imprévisibles et les changements de direction du vent, nous avons passé une bonne partie de notre temps à jouer avec les voiles.

— Code 0 envoyé !

— Non, vite, ramène-le ! Un grain arrive !

— Trinquette !

— Ah non... finalement ce grain n’apporte pas de vent...

— Génois !

— Trop de vent derrière le grain... ramenez le génois !

— Trinquette à nouveau !

— Et dix minutes plus tard... plus rien.

— Bon, on renvoie le Code 0 !

Bref, une véritable chorégraphie nautique qui nous a tenus bien occupés.

La pêche, elle aussi, s’est révélée plus compliquée que prévu. La faute aux sargasses, ces immenses algues flottantes qui envahissent certaines zones de l’Atlantique. À peine dix minutes après avoir mis notre ligne de traîne à l’eau, un énorme paquet d’algues venait généralement s’accrocher à l’hameçon, rendant toute pêche impossible.

Chaque fois que les sargasses se faisaient plus discrètes, nous nous empressions de remettre la ligne à l’eau.

Mais la chance ne semblait pas davantage de notre côté.

Une magnifique daurade coryphène se décrocha juste avant d’arriver à bord. Quelques jours plus tard, un beau thon nous joua exactement le même tour.

Heureusement, la troisième touche fut la bonne.

Cette fois, impossible de lui échapper.

Nous hissons à bord un superbe thon d’environ cinq kilos qui finira rapidement dans nos assiettes. Je le croyais être un thon jaune, mais Cathy me corrigea avec raison. Notre prise était en réalité un thon ventru, connu des anglophones sous le nom de « Bigeye Tuna », le thon à gros yeux. Le thon jaune ne se reconnaît pas seulement à sa queue jaune ; il possède également une ligne jaune très caractéristique le long du flanc. Une marque que notre poisson ne présentait pas.

Verdict : Bigeye Tuna !

Pour le reste, tout se déroulait parfaitement. Le quotidien du marin reprenait son rythme tranquille. Les quarts s’enchaînaient, les repas aussi. Les journées passaient vite, sans jamais vraiment se ressembler tant la météo continuait à nous réserver ses petits caprices.

Pendant les moments plus calmes, je dévorais quelques livres sur ma Kobo, confortablement installé dans le cockpit.

La destination approchait.

Plus qu’une centaine de milles.

Les Açores seraient là demain après-midi, pensions-nous.

Après près de trois semaines de mer, nous commencions déjà à imaginer l’atterrissage, la première bière fraîche, la douche à volonté et une nuit complète sans alarmes météo.

Tout semblait parfaitement sous contrôle.

Mais c’était sans compter sur cette dernière nuit.

La toute dernière que nous devions passer en mer avant de rejoindre les Açores.

Et parfois, en navigation, c’est précisément lorsque l’on croit que tout est terminé que l’aventure décide de commencer...

 

Bermuda? Deze keer niet...

We hadden gehoopt op een relatief rustige oversteek. Zoals zoveel zeilers voor ons was het plan om eerst koers te zetten naar Bermuda, met een aangename passaatwind dwars in de zeilen, om vervolgens aan de wind aan te komen. Daarna hoefden we enkel nog te wachten op een mooi weerraam met westenwind om comfortabel voor de wind richting de Azoren te varen.

Tenminste... dat was het plan.

De werkelijkheid besliste er anders over.

Al snel maakten de weerkaarten duidelijk dat Bermuda waarschijnlijk niet haalbaar zou zijn onder goede omstandigheden. Na enkele dagen windstilte voorspelden de modellen nu noordelijke winden die allesbehalve gunstig waren. Het weer leek vastbesloten om met onze plannen te spelen.

De beslissing was dan ook snel genomen: rechtstreeks naar de Azoren, zonder tussenstop op Bermuda.

De routings die ik bij dit hoofdstuk voeg, tonen mooi welk soort zeiltocht we gedurende deze drie weken hebben beleefd. Een oversteek die allesbehalve eentonig was! Tussen windstiltes, stevige windvlagen, onvoorspelbare buien en voortdurend veranderende windrichtingen waren we bijna voortdurend bezig met de zeilen.

— Code 0 omhoog!

— Nee, snel binnenhalen! Er komt een bui aan!

— Trisail? Nee, eerst de kotterfok!

— Oei... deze bui brengt helemaal geen wind.

— Grote genua weer uitrollen!

— Toch te veel wind achter de bui... genua weer binnen!

— Kotterfok opnieuw!

— En tien minuten later... complete stilte.

— Goed, de Code 0 kan weer omhoog!

Kortom, een waar zeilballet dat ons voortdurend bezig hield.

Ook de visvangst bleek moeilijker dan verwacht. De schuldigen? De sargassowieren, die enorme drijvende velden zeewier die tegenwoordig grote delen van de Atlantische Oceaan bedekken. Nauwelijks tien minuten nadat we onze sleeplijn hadden uitgezet, hing er meestal al een grote hoop wier aan de haak, waardoor vissen onmogelijk werd.

Telkens wanneer de sargasso's even verdwenen, gooiden we onze lijn onmiddellijk opnieuw uit.

Maar ook daar leek het geluk ons niet echt toe te lachen.

Een prachtige goudmakreel wist zich los te schudden net voordat we haar aan boord konden hijsen. Enkele dagen later overkwam ons exact hetzelfde met een mooie tonijn.

Gelukkig was de derde aanbeet de goede.

Deze keer ontsnapte hij niet.

We haalden een prachtige tonijn van ongeveer vijf kilogram aan boord die niet veel later op ons bord belandde. Eerst dacht ik dat het een geelvintonijn was, maar Cathy corrigeerde me terecht. Onze vangst bleek een grootoogtonijn te zijn, door Engelstaligen een "Bigeye Tuna" genoemd. Een geelvintonijn herken je immers niet alleen aan zijn gele staart, maar ook aan een opvallende gele lijn langs de flank. Die ontbrak volledig bij onze vis.

Conclusie: een echte Bigeye Tuna!

Voor de rest verliep alles uitstekend. Het dagelijkse ritme van de zee nam opnieuw de bovenhand. De wachten volgden elkaar op, net als de maaltijden. De dagen vlogen voorbij zonder ooit echt op elkaar te lijken, want de grillen van het weer bleven ons verrassen.

Tijdens de rustigere momenten verslond ik enkele boeken op mijn Kobo, comfortabel gezeten in de kuip.

De bestemming kwam steeds dichterbij.

Nog een goede honderd zeemijl.

Morgenmiddag zouden we de Azoren bereiken, dachten we.

Na bijna drie weken op zee begonnen we al te dromen van de aankomst, een frisse pint, een lange douche en een nacht zonder alarmen of weerberichten.

Alles leek perfect onder controle.

Maar dat was buiten die laatste nacht gerekend.

De allerlaatste nacht die we nog op zee moesten doorbrengen voor we de Azoren zouden bereiken.

En soms gebeurt op zee precies het tegenovergestelde van wat je verwacht: net wanneer je denkt dat het avontuur voorbij is...

... begint het pas echt.

 

Départ de Samana.        Vertrek van Samana

La lessive.       De was

GAME OVER

La nuit où Duo perdit son mât

Dans l'après-midi précédant cette malheureuse dernière nuit, nous avions entendu un grand bang sur le pont. Un bruit sec, métallique, inquiétant.

En allant voir, nous découvrons rapidement l'origine du problème : le bas-hauban bâbord pend lamentablement le long du mât. La ferrure reliant la cadène au ridoir s'est tout simplement cassée en deux.

Impossible de laisser les choses dans cet état.

À l'aide d'une grosse poulie frappée sur la cadène, je passe une écoute de 14 mm que je reprends sur le ridoir avant de la tendre fermement au winch. Le bas-hauban retrouve une tension correcte.

« Voilà, c'est réglé », pensai-je.

Erreur, Eric...

Avec le recul, j'aurais dû tripler cette sécurité.

Car cette écoute improvisée ne résistera pas à ce qui nous attendait durant notre dernière nuit en mer.

Nous naviguions alors sous grand-voile à trois ris et un petit morceau de génois tangonné en ciseaux. Le vent était soutenu mais rien qui puisse réellement nous inquiéter.

Puis arriva ce grain.

Un grain comme personne ne souhaite jamais en rencontrer.

Au moment précis où Christophe et Brice effectuaient leur changement de quart, la première rafale frappa le bateau sous un angle inattendu. Elle tenta d'empanner violemment la grand-voile, qui résista grâce à la retenue que j'avais frappée sur la bitte d'amarrage au milieu du bateau.

Toute cette énergie se reporta alors sur ma réparation de fortune.

La charge fut monstrueuse.

La construction céda instantanément.

L'écoute explosa.

Et le mât partit à la mer.

J'étais allongé sur ma couchette lorsque je fus violemment projeté sur tribord.

J'ai immédiatement compris que quelque chose de grave venait de se produire.

Quelques secondes plus tard, Christophe surgit dans ma cabine.

ERIC ! LE MÂT !

Je bondis hors de ma couchette et arrive sur le pont en pyjama, sous une pluie battante et dans un vent de force 8.

La rafale qui nous avait frappés devait être bien plus forte encore.

Deux secondes d'observation suffisent pour comprendre que toute tentative de sauvetage est impossible.

Le mât n'est pas couché le long de Duo.

Il est retourné tête en bas dans la mer.

Il n'y a qu'une seule décision à prendre.

S'en débarrasser.

Toute ma vie de marin, j'avais imaginé ce scénario.

Comme beaucoup de navigateurs hauturiers, j'avais souvent réfléchi aux procédures à suivre en cas de démâtage. Dans ma tête, tout semblait relativement simple.

Mais la réalité n'a rien à voir avec la théorie.

Car un démâtage ne se produit jamais par mer calme.

Il survient dans la tempête.

Au pire moment.

Avec une mer démontée, un vent violent et un bateau devenu soudainement vulnérable.

Sans ses voiles, Duo n'est plus stabilisé par la pression du vent. Il roule, tape et se fait secouer dans tous les sens.

Le danger est partout.

Sectionner les haubans paraît facile dans les manuels.

Dans la réalité, c'est un véritable cauchemar.

Ces images resteront gravées dans ma mémoire jusqu'à mon dernier souffle.

Le mât frappe le liston avec une violence inimaginable.

À chaque coup, l'acier résonne dans toute la coque.

Si Duo avait été construit en polyester, je suis convaincu que la coque aurait explosé bien avant que le mât ne soit libéré.

Le couteau marin que Charlotte m'avait offert avant mon départ trouva alors toute son utilité.

Car le mât n'était pas seulement retenu par les haubans.

Il fallait également couper une multitude de cordages : écoutes, drisses, hale-bas, retenues de bôme, bosses de ris, bouts d'enrouleurs...

Un véritable enchevêtrement qu'il fallait éliminer le plus rapidement possible.

Mais sans jamais perdre son sang-froid.

Plusieurs fois, je criai à mes équipiers :

— Ne te mets pas de ce côté !

— Pas ton pied là !

— Attention, c'est sous tension !

— Quand je vais couper, ça va partir violemment !

Chaque geste devait être réfléchi.

Chaque erreur pouvait envoyer quelqu'un à l'hôpital... ou pire.

Finalement, après un travail qui nous sembla durer une éternité, le mât fut complètement libéré.

Je patientai encore quelques minutes.

Puis je fis un dernier tour complet du pont afin de m'assurer qu'il ne restait plus le moindre cordage dans l'eau susceptible de venir s'enrouler autour de l'hélice.

Lorsque je fus certain que tout était clair, je lançai le moteur.

Il démarra immédiatement.

Devant nous restaient encore 136 milles nautiques jusqu'à Horta.

136 milles sans mât.

136 milles après avoir vu s'effondrer, en quelques secondes, tout ce qui fait l'essence même d'un voilier.

Au lever du jour, le grain n'était plus qu'un mauvais souvenir.

Mais le vide au-dessus du pont, lui, était bien réel.

Après de longues heures de moteur, nous atteignîmes finalement Horta après la tombée de la nuit.

Nous allâmes mouiller l'ancre parmi les autres voiliers de passage.

Eux avaient simplement interrompu leur traversée.

Nous, nous venions de perdre notre mât.

Et même si nous étions sains et saufs, je crois qu'à cet instant précis, aucun de nous ne réalisait encore complètement ce que nous venions de vivre.

La mer nous a pris un mât cette nuit-là.

Mais elle nous a laissé l'essentiel.

Trois hommes fatigués, secoués par l'épreuve, mais indemnes.

Cent trente-six milles plus tard, nous arrivions à Horta sans gréement, sans voiles et avec un voilier profondément blessé.

Mais nous étions tous les trois debout sur le pont.

Et finalement, pour un skipper, il n'y avait rien de plus important.

 

 

 

De nacht waarin Duo zijn mast verloor

In de namiddag vóór die ongelukkige laatste nacht hoorden we plots een harde bang op het dek. Een droge, metalen, onheilspellende klap.

Al snel bleek wat er gebeurd was: de bakboord onderwant hing er zielig bij. De beslagplaat tussen de putting en de spanner was gewoon in twee gebroken.

Dat konden we natuurlijk niet zo laten.

Met een zware blok op de putting nam ik een 14 mm schoot, zette die op de spanner en leidde alles naar een lier, waar ik de onderwant stevig opnieuw op spanning bracht.

“Zo, dat is opgelost”, dacht ik.

Fout, Eric...

Achteraf bekeken had ik die schoot minstens dubbel of driedubbel moeten zetten.

Tijdens die laatste nacht voeren we met drie reven in het grootzeil en een klein stukje genua uitgeboomd in vlinderstand. Toen, tijdens een wachtwissel tussen Christophe en Brice, kwam er een bui over ons heen.

De eerste rukwind kwam uit een onverwachte hoek en probeerde het grootzeil met geweld te gijpen. Gelukkig had ik een bulletalie op de middenbolder gezet, waardoor de giek niet vrij kon overslaan.

Maar de kracht die toen op mijn noodreparatie kwam, was waanzinnig.

De constructie brak.

De schoot knapte.

En de mast ging overboord.

Ik lag op mijn kooi en werd naar stuurboord geslingerd. Meteen wist ik dat er iets helemaal mis was. Enkele seconden later stormde Christophe mijn kajuit binnen.

ERIC! DE MAST!

Ik stond in pyjama op het dek, midden in een bui, met slagregen en windkracht 8. De rukwind die ons dit had aangedaan, moet nog veel sterker geweest zijn.

In enkele seconden zag ik dat er niets meer te redden viel. De mast lag niet netjes langszij Duo. Hij hing kop omlaag in zee.

Er was maar één oplossing.

We moesten hem loskrijgen.

Als zeiler denk je soms na over zo’n scenario. Wat doe je als je je mast verliest? Welke wanten moet je eerst doorslijpen? Welke lijnen kunnen in de schroef raken?

Maar de werkelijkheid is totaal anders dan de theorie.

Dit gebeurt niet op een kalme zee.

Dit gebeurt in slecht weer, met veel wind, regen, een stampend schip en overal gevaar.

De mast beukte met ongelooflijke kracht tegen de zeereling en het berghout. Als Duo uit polyester was gebouwd, ben ik ervan overtuigd dat de romp zware schade had opgelopen nog voor we de mast hadden kunnen bevrijden.

Het zeemansmes dat Charlotte mij vóór mijn vertrek had gegeven, heeft die nacht zijn waarde bewezen.

Want de mast hing niet alleen vast aan de wanten. Overal zaten lijnen: schoten, vallen, neerhouder, bulletalie, reeflijnen, lijnen van de rolfokken... Alles moest zo snel mogelijk doorgesneden worden.

Maar vooral: zonder paniek.

Meermaals riep ik naar mijn bemanning:

— Niet aan die kant gaan staan!

— Zet je voet daar niet!

— Voorzichtig, dat staat onder spanning!

— Als ik dit doorsnijd, gaat het hard wegschieten!

Elke beweging moest juist zijn. Eén fout kon zware gevolgen hebben.

Eindelijk kwam de mast vrij.

Ik wachtte nog enkele minuten en maakte daarna een laatste ronde over het dek om zeker te zijn dat er geen enkel stuk touw meer in het water hing dat in de schroef terecht kon komen.

Daarna startte ik de motor.

Zonder probleem.

Voor ons lagen nog 136 zeemijl tot Horta.

136 mijl zonder mast.

136 mijl na een nacht die geen van ons ooit zal vergeten.

We kwamen uiteindelijk na zonsondergang aan in Horta en gingen voor anker tussen de andere passerende zeilboten.

Zij lagen daar om hun oversteek even te onderbreken.

Wij lagen daar omdat de oceaan ons die nacht iets had afgenomen.

Die nacht heeft de oceaan onze mast genomen.

Maar hij liet ons het belangrijkste behouden.

Drie vermoeide mannen, door elkaar geschud door wat we hadden meegemaakt, maar ongedeerd.

Honderdzesendertig zeemijl later bereikten we Horta zonder tuigage, zonder zeilen en met een zwaar gehavend jacht.

Maar we stonden er nog alle drie.

En uiteindelijk is er voor een schipper niets belangrijker dan dat.

              HORTA